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Verdrag tot vaststelling van eenvormige regelen inzake de immuniteit van staatsschepen, Brussel, 10-04-1926

Geldend van 08-01-1937 t/m heden

Verdrag tot vaststelling van eenvormige regelen inzake de immuniteit van staatsschepen

Authentiek : FR

Convention internationale pour l'unification de certaines règles concernant les immunités des navires d'Etat, signée à Bruxelles, le 10 avril 1926.

Le Président du Reich Allemand, Sa Majesté le Roi des Belges, le Président de la République du Brésil, Sa Majesté le Roi de Danemark et d'Islande, Sa Majesté le Roi d'Espagne, le Chef de l'Etat Esthonien, le Président de la République Française, Sa Majesté le Roi du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande et des Possessions Britanniques au delà des Mers, Empereur des Indes, Son Altesse Sérénissime le Gouverneur du Royaume de Hongrie, Sa Majesté le Roi d'Italie, Sa Majesté l'Empereur du Japon, le Président de la République de Lettonie, le Président de la République du Mexique, Sa Majesté le Roi de Norvège, Sa Majesté la Reine des Pays-Bas, le Président de la République de Pologne, le Président de la République Portugaise, Sa Majesté le Roi de Roumanie, Sa Majesté le Roi des Serbes, Croates et Slovènes, et Sa Majesté le Roi de Suède,

Ayant reconnu l'utilité de fixer de commun accord certaines règles uniformes concernant les immunités des navires d'Etat, ont décidé de conclure une Convention à cet effet et ont désigné pour leurs Plénipotentiaires, savoir:

M. le Président du Reich Allemand:

S. E. M. von Keller, Ministre d'Allemagne à Bruxelles,

Dr. Goes, Conseiller de Légation référendaire,

Dr. Richter, Conseiller au Ministère de la Justice du Reich, Conseiller intime de régence,

M. Werner, Premier Conseiller de régence au Ministère des Affaires Economiques du Reich, Conseiller intime de justice,

M. Sieveking, avocat.

Sa Majesté le Roi des Belges:

M. Franck, Membre de la Chambre des Représentants, Président du Comité Maritime International,

M. Le Jeune, Vice-Président du Comité Maritime International,

M. Sohr, Docteur en Droit, Professeur de Droit Maritime à l'Université de Bruxelles, Secrétaire Général du Comité Maritime International,

M. Henri Rolin, Avocat, Chef de Cabinet du Ministre des Affaires Etrangères.

M. le Président de la République du Brésil:

M. de Pimentel Brandao, Conseiller de l'Ambassade du Brésil à Bruxelles.

Sa Majesté le Roi de Danemark et d'Islande:

M. K. Sindballe, Docteur en Droit, Professeur à la faculté de droit de l'Université de Copenhague.

Sa Majesté le Roi d'Espagne:

Don Lorenzo de Benito y Endara, Ancien Professeur de droit commercial de l'Université de Madrid,

Don Miguel de Angulo y Riamon, Lieutenant-Auditeur de 1re classe de la Marine de Guerre, Assesseur de la Direction de navigation et de pêche,

Don Juan Gomez Montejo, Officier premier du corps technique d'Avocats de la Direction Générale de la Justice, des Cultes et des Affaires Générales au Ministère de Grâce et Justice.

M. le Chef de l'Etat Esthonien:

S. E. M. Charles Pusta, Ministre d'Esthonie à Bruxelles.

M. le Président de la République Française:

M. Degrand, Conseiller de l'Ambassade de la République Française à Bruxelles,

M. de Rousiers, Secrétaire Général du Comité des Armateurs de France,

M. Georges Ripert, Professeur à la Faculté de Droit de Paris.

Sa Majesté le Roi du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande et des Possessions Britanniques au delà des Mers, Empereur des Indes:

Sir Leslie Scott, K.C., M.P.,

L'Honorable Hugh Godley, Conseiller du Lord Président des Comités, Chambre des Lords,

M. George P. Langton, Avocat, Secrétaire Général du Comité Maritime International, M. R. M. Greenwood, C.B.E.

Son Altesse Sérénissime le Gouverneur du Royaume de Hongrie:

M. le Comte Olivier Woracziczky, Baron de Pabienitz, Chargé d'Affaires de Hongrie à Bruxelles.

Sa Majesté le Roi d'Italie:

M. François Berlingieri, Professeur de Droit Maritime à l'Université de Gênes,

S. E. le Commandeur Charles Rossetti, Ministre Plénipotentiaire, Délégué italien aux Commissions fluviales internationales, Président du Comité du rhénan pour l'unification du droit privé fluvial,

M. Torquato Giannini, Professeur, Commissaire de l'Emigration.

Sa Majesté l'Empereur du Japon:

M. Mechiyoshi Nakanishi, Juge, Premier Président de la Cour d'Appel à Nagasaki,

M. Hiroyuki Kawai, Conseiller-Ministre de l'Ambassade du Japon, à Bruxelles,

M. Yasuo Ko, Capitaine de frégate, attaché naval à l'Ambassade du Japon à Paris,

M. Nobukatsu Nagaoka, Secrétaire au Ministère des Communications.

M. le Président de la République de Lettonie:

M. le Président de la République du Mexique:

S. E. M. le Dr. Rafael Cabrera, Ministre du Mexique à Bruxelles.

Sa Majesté le Roi de Norvège:

M. E. Alten, Conseiller à la Cour Suprème.

Sa Majesté la Reine des Pays-Bas: S. E. le Jonkheer van Vredenburch, Ministre des Pays-Bas à Bruxelles,

M. B. C. J. Loder, Juge à la Cour permanente de Justice Internationale,

M. C. D. Asser Jr., Avocat,

M. G. Van Slooten, Membre de la Haute Cour Militaire de justice, Conseiller à la Cour d'Appel.

M. le Président de la République de Pologne et la Ville Libre de Dantzig:

M. le Comte Szembek, Ministre de Pologne à Bruxelles,

M. Jean Namitkiewicz, Juge-Arbitrtre polonais au Tribunal Arbitral Mixte germano-polonais, Conseiller à la Cour d'Appel, Professeur à l'Université de Varsovie.

M. le Président de la République Portugaise:

S. E. M. J. Batalha de Freitas, Ministre du Portugal à Bruxelles.

Sa Majesté le Roi de Roumanie:

M. Bals, Conseiller à la Cour de Cassation,

S. E. M. Contzesco, Ministre plénipotentiaire et Envoyé Extraordinaire, délégué à la Commission Internationale du Danube.

Sa Majesté le Roi des Serbes, Croates et Slovènes:

M. Milorad Straznicky, Docteur en Droit, Professeur à la faculté de droit de l'Université de Zagreb,

M. Ante Verona, Docteur en Droit, Ancien Vice-Président de la Cour de Cassation à Zagreb, Professeur à l'Université de Zagreb.

Sa Majesté le Roi de Suède:

M. Algot Johan Fredrik Bagge, Conseiller référendaire à la Cour Suprême.

Lesquels, à ce dûment autorisés, sont convenus de ce qui suit:

Article 1er

Les navires de mer appartenant aux Etats ou exploités par eux, les cargaisons leur appartenant, les cargaisons et passagers transportés par les navires d'Etat, de même que les Etats qui sont propriétaires de ces navires ou que les exploitent, ou qui sont propriétaires de ces cargaisons, sont soumis, en ce qui concerne les réclamations relatives à I'exploitation de ces navires ou au transport de ces cargaisons, aux mêmes règles de responsabilité et aux mêmes obligations que celles applicables aux navires, cargaisons et armements privés.

Article 2

Pour ces responsabilités et obligations, les règles concernant la compétence des tribunaux, les actions en justice et la procédure, sont les mêmes que pour les navires de commence appartenant à des propriétaires privés et que pour les cargaisons privées et leurs propriétaires.

Article 3

  • § 1er Les dispositions des deux articles précédents ne sont pas applicables aux navires de guerre, aux yachts d'Etat, navires de surveillance, bateaux-hôpitaux, navires auxiliaires, navires de ravitaillement et autres bâtiments appartenant à un Etat ou exploités par lui et affectés exclusivement, au moment de la naissance de la créance, à un service gouvernemental et non commercial, et ces navires ne seront pas l'objet de saisies, d'arrêts ou de détentions par une mesure de justice quelconque ni d'aucune procédure judiciaire „in rem”.

    Toutefois les intéressés ont le droit de porter leurs réclamations devant les tribunaux compétents de l'Etat, propriétaire du navire ou l'exploitant, sans que cet Etat puisse se prévaloir de son immunité:

    • Pour les actions du chef d'abordage ou d'autres accidents de navigation;

    • Pour les actions du chef d'assistance, de sauvetage et d'avaries communes;

    • Pour les actions du chef de réparation, fournitures ou autres contrats relatifs au navire.

  • § 2 Les mêmes règles s'appliquent aux cargaisons appartenant à un Etat et transportées à bord des navires ci-dessus visés.

  • § 3 Les cargaisons appartenant à un Etat et transportées à bord des navires de commerce, dans un but gouvernemental et non commercial, ne seront pas I'objet de saisies, arrêts ou détentions par une mesure de justice quelconque, ni d'aucune procédure judiciaire „in rem”.

    Toutefois, les actions du chef d'abordage et d'accident nautique, d'assistance et de sauvetage et d'avaries communes, ainsi que les actions du chef des contrats relatifs à ces cargaisons, pourront être poursuivies devant le Tribunal ayant compétence en vertu de l'article 2.

Article 4

Les Etats pourront invoquer tous les moyens de défense, de prescription et de limitation de responsabilité dont peuvent se prévaloir les navires privés et leurs propriétaires.

S'il est nécessaire d'adapter ou de modifier les dispositions relatives à ces moyens de défense, de prescription et de limitation en vue de les rendre applicables aux navires de guerre ou aux navires d'Etat rentrant dans les termes de l'article 3, une convention spéciale sera conclue à cet effet. En attendant, les mesures nécessaire pourront être prises par les lois nationales, en se conformant à I'esprit et aux principes de la présente convention.

Article 5

Si, dans le cas de l'article 3, il y a, dans le sentiment du Tribunal saisi, un doute au sujet de la nature gouvernementale et non commerciale du navire ou de la cargaison, l'attestation signée par le représentant diplomatique de l'Etat contractant auquel appartient le navire ou la cargaison, produite à l'intervention de l'Etat devant les Cours et Tribunaux duquel le litige est pendant, vaudra preuve que le navire ou la cargaison rentre dans les termes de l'article 3, mais seulement en vue d'obtenir la mainlevée de saisies, d'arrèts ou de détentions ordonnés par justice.

Article 6

Les dispositions de la présente Convention seront appliquées dans chaque Etat contractant sous la réserve de ne pas en faire bénéficier les Etats non contractants et leurs ressortissants, ou d'en subordonner l'application à la condition de réciprocité.

D'autre part, rien n'empêche un Etat contractant de régler par ses propres lois les droits accordés à ses ressortissants devant ses tribunaux.

Article 7

En temps de guerre, chaque Etat contractant se réserve le droit, par une déclaration notifiée aux autres Etats contractants, de suspendre l'application de la présente convention, en ce sens qu'en pareil cas, ni les navires lui appartenant ou exploités par lui, ni les cargaisons lui appartenant ne pourront être l'objet d'aucun arrêt, saisie ou détention par une Cour de justice étrangère. Mais le créancier aura le droit d'intenter son action devant le Tribunal compétent en vertu des articles 2 et 3.

Article 8

Rien dans la présente convention ne porte atteinte aux droits des Etats contractants de prendre les mesures que peuvent commander les droits et devoirs de la neutralité.

Article 9

A l'expiration du délai de deux ans au plus tard à compter du jour de la signature de la Convention, le Gouvernement belge entrera en rapport avec les Gouvernements des Hautes Parties contractantes qui se seront déclarées prêtes à la ratifier, à l'effet de faire décider, s'il y a lieu, de la mettre en vigueur. Les ratifications seront déposées à Bruxelles à la date qui sera fixée de commun accord entre les dits Gouvernements. Le premier dépôt de ratification sera constaté par un procès-verbal signé par les représentants des Etats qui y prendront part et par le Ministre des Affaires Etrangères de Belgique.

Les dépôts ultérieurs se feront au moyen d'une notification écrite, adressée au Gouvernement belge et accompagnée de l'instrument de ratification.

Copie certifiée conforme du procès-verbal relatif au premier dépôt de ratification, des notifications mentionnées à l'alinéa précédent, ainsi que des instruments de ratification qui les accompagnent sera immédiatement, par les soins du Gouvernement belge et par la voie diplomatique, remise aux Etats qui ont signé la présente Convention ou qui y auront adhéré. Dans les cas visés à l'alinéa précédent, le dit Gouvernement fera connaître, en même temps, la date à laquelle il a reçu la notification.

Article 10

Les Etats non signataires pourront adhérer à la présente Convention, qu'ils aient été ou non représentés à la Conférence internationale de Bruxelles.

L'Etat qui désire adhérer notifie par écrit son intention au Gouvernement belge, en lui transmettant l'acte d'adhésion, qui sera déposé dans les archives du dit Gouvernement.

Le Gouvernement belge transmettra immédiatement à tous les Etats signataires, ou adhérents, copie certifiée conforme de la notification ainsi que de l'acte d'adhésion, en indiquant la date à laquelle il a reçu la notification.

Article 11

Les Hautes Parties contractantes peuvent, au moment de Ia signature, du dépôt des ratifications ou lors de leur adhésion, déclarer que l'acceptation qu'elles donnent à la présente Convention ne s'applique pas, soit à certains, soit à aucun des Dominions autonomes, colonies, possessions, protectorats ou territoires d'outremer, se trouvant sous leur souveraineté ou autorité. En conséquence, elles peuvent ultérieurement adhérer séparément au nom de l'un ou de l'autre de ces Dominions autonomes, colonies, possessions, protectorats ou territoires d'outremer, ainsi exclus dans leur déclaration originale. Elles peuvent aussi, en se conformant à ces dispositions, dénoncer la présente Convention, séparément pour l'un ou plusieurs des Dominions autonomes, colonies, possessions, protectorats ou territoires d'outremer, se trouvant sous leur souveraineté ou autorité.

Article 12

A l'égard des Etats qui auront participé au premier dépôt de ratifications, la présente Convention produira effet un an après la date du procès-verbal de ce dépôt. Quant aux Etats qui la ratifieront ultérieurement ou qui y adhéreront, ainsi que dans les cas où la mise en vigueur se fera ultérieurement et selon l'article 11, elle produira effet six mois après que les notifications prévues à l'article 9, alinéa 2, et à l'article 10, alinéa 2, auront été reçues par le Gouvernement belge.

Article 13

S'il arrivait qu'un des Etats contractants voulût dénoncer la présente Convention, la dénonciation sera notifiée par écrit au Gouvernement belge, qui communiquera immédiatement copie certifiée conforme de la notification à tous les autres Etats, en leur faisant savoir la date à laquelle il l'a reçue.

La dénonciation produira ses effets à l'égard de l'Etat seul qui l'aura notifiée et un an après que la notification en sera parvenue au Gouvernement belge.

Article 14

Chaque Etat contractant aura la faculté de provoquer la réunion d'une nouvelle conférence, dans le but de rechercher les améliorations qui pourraient y être apportées.

Celui des Etats qui ferait usage de cette faculté aurait à notifier, un an à l'avance son intention aux autres Etats, par l'intermédiaire du Gouvernement belge, qui se chargerait de convoquer la conférence.

Fait à Bruxelles, en un seul exemplaire, le 10 avril 1926.

Vertaling : NL

Verdrag tot het vaststellen van eenige eenvormige regelen betreffende de immuniteit van staatsschepen, geteekend te Brussel op 10 April 1926.

[Zie de Franse tekst voor een opsomming der Staatshoofden]

Het nut erkend hebbend om in gemeen overleg eenige eenvormige regelen betreffende de immuniteit van staatsschepen vast te stellen, hebben besloten te dien einde een verdrag te sluiten en hebben als hunne Gevolmachtigden aangewezen:

[Zie de Franse tekst voor een opsomming der Gevolmachtigden]

Welke, daartoe behoorlijk gemachtigd, het volgende zijn overeengekomen:

Artikel 1

De zeeschepen, welke aan Staten toebehooren of door hen worden geëxploiteerd, de aan Staten toebehoorende ladingen, de in staatsschepen vervoerde ladingen en passagiers, evenals de Staten, die eigenaar zijn van deze schepen of deze exploiteeren, of die eigenaar zijn van deze ladingen, zijn, ten opzichte van vorderingen betreffende de exploitatie van die schepen of het vervoer van die ladingen, onderworpen aan dezelfde regelen in zake aansprakelijkheid en aan dezelfde verbintenissen als die, welke op particuliere schepen, ladingen en reeders van toepassing zijn.

Artikel 2

Ten opzichte van die aansprakelijkheden en verbintenissen zijn de regelen betreffende de bevoegdheid der gerechten, de rechtsvorderingen en de rechtspleging dezelfde als voor de aan particuliere eigenaars toebehoorende koopvaardijschepen en voor de particuliere ladingen en derzelver eigenaars.

Artikel 3

  • § 1 De bepalingen van de twee vorige artikelen zijn niet van toepassing op oorlogsschepen, staatsjachten, schepen belast met eenig toezicht, hospitaalschepen, hulpschepen, bevoorradingsschepen en andere aan een Staat toebehoorende of door hem geëxploiteerde vaartuigen, die bij het ontstaan van de schuldvordering uitsluitend gebezigd worden voor een regeeringsdienst, waarmede geen handelsdoeleinden worden beoogd; deze schepen kunnen niet in beslag genomen, aangehouden of vastgehouden worden tengevolge van eenigerlei gerechtelijken maatregel, noch ook onderworpen worden aan eene rechtsvordering „in rem”.

    De belanghebbenden hebben evenwel het recht hunne vorderingen te brengen voor de bevoegde gerechten van den Staat, die eigenaar is van het schip of het exploiteert, zonder dat deze Staat zich op zijne immuniteit kan beroepen, indien het betreft:

    • 1°: rechtsvorderingen wegens aanvaring of andere scheepvaartongevallen;

    • 2°: rechtsvorderingen wegens hulp, berging en avarij-grosse;

    • 3°: rechtsvorderingen wegens herstelling, leveringen of andere overeenkomsten op het schip betrekking hebbend.

  • § 2 Dezelfde regelen zijn van toepassing op aan een Staat toebehoorende ladingen, welke aan boord van de hiervoren bedoelde schepen worden vervoerd.

  • § 3 De aan een Staat toebehoorende ladingen, welke voor regeerings- en niet voor handelsdoeleinden aan boord van koopvaardijschepen worden vervoerd, kunnen niet in beslag genomen, aangehouden of vastgehouden worden tengevolge van eenigerlei gerechtelijken maatregel, noch ook onderworpen worden aan eene rechtsvordering „in rem”.

    Evenwel zullen de rechtsvorderingen ter zake van aanvaring en scheepvaartongevallen, van hulp, berging en avarij-grosse, zoomede de rechtsvorderingen ter zake van overeenkomsten, op die ladingen betrekking hebbende, kunnen worden vervolgd voor het gerecht, bevoegd krachtens artikel 2.

Artikel 4

De Staten zullen voor zich kunnen inroepen alle weermiddelen, verjaringen en beperkingen van aansprakelijkheid, waarvan de particuliere schepen en hunne eigenaars zich kunnen bedienen.

Zoo het noodig mocht zijn de bepalingen betreffende deze weermiddelen, verjaringen en beperkingen van aansprakelijkheid aan te passen of te wijzigen, teneinde deze op oorlogsschepen of op de bij artikel 3 bedoelde staatsschepen toepasselijk te maken, zal te dien einde een bijzonder verdrag worden gesloten. Middelerwijl kunnen de noodige voorzieningen bij de eigen wetten van elk land worden getroffen, met inachtneming van den geest en beginselen van dit verdrag.

Artikel 5

Indien er, in het geval voorzien bij artikel 3, naar het gevoelen van het gerecht, waarbij de zaak is aanhangig gemaakt, twijfel bestaat of het schip of de lading het karakter draagt van regeeringsschip of regeeringslading zonder handelsdoeleinden, zal eene verklaring in dien geest, onderteekend door den diplomatieken vertegenwoordiger van den verdragsluitenden Staat, aan wien het schip of de lading toehehoort en overgelegd door tusschenkomst van den Staat voor wiens hoven of andere gerechten het geschil aanhangig is, gelden als bewijs, dat het schip of de lading onder de bepalingen valt van artikel 3, doch enkel tot het bekomen van de opheffing van gerechtelijke beslaglegging, aanhouding of vasthouding

Artikel 6

De bepalingen van dit verdrag worden in elken verdragsluitenden Staat toegepast, onder voorbehoud van de bevoegdheid om van het genot dier bepalingen uit te sluiten de Staten, welke tot dit verdrag niet zijn toegetreden, alsmede hunne onderdanen, of om de toepassing te onderwerpen aan de voorwaarde van wederkeerigheid.

Anderzijds blijft een verdragsluitende Staat bevoegd om bij zijn eigen wetten de rechten van zijne onderdanen voor zijne gerechten te regelen.

Artikel 7

Ieder der verdragsluitende Staten behoudt zich het recht voor om in tijd van oorlog, door eene aan de andere verdragsluitende Staten gezonden verklaring, de toepassing van dit verdrag te schorsen, in dien zin, dat, in dergelijk geval, noch de aan voormelden Staat toebehoorende of door hem geëxploiteerde schepen, noch de hem toebehoorende ladingen door een vreemd gerecht kunnen aangehouden, inbeslaggenomen of vastgehouden worden. De schuldeischer zal evenwel het recht hebben zijne rechtsvordering in te stellen voor de krachtens de artikelen 2 en 3 bevoegde rechtbank.

Artikel 8

De bepalingen van dit verdrag laten de bevoegdheid van de verdragsluitende Staten om de maatregelen te treffen, welke door de rechten en plichten van de onzijdigheid kunnen geboden zijn, onverkort.

Artikel 9

Na afloop van een termijn van ten hoogste twee jaar, te rekenen van den dag der onderteekening van het verdrag, zal de Belgische Regeering zich in verbinding stellen met de Regeeringen der Hooge verdragsluitende Partijen, die zich tot bekrachtiging hebben bereid verklaard, ten einde te doen beslissen of er aanleiding is het verdrag in werking te stellen. De akten van bekrachtiging zullen worden nedergelegd te Brussel op den datum, die zal worden vastgesteld in gemeen overleg der genoemde Regeeringen. De eerste nederlegging van bekrachtigingen wordt vastgesteld bij een proces-verbaal, onderteekend door de vertegenwoordigers van de Staten, die er aan deelnemen, en door den Minister van Buitenlandsche Zaken van België.

Elke latere nederlegging geschiedt door schriftelijke kennisgeving aan de Belgische Regeering, onder toezending van de akte van bekrachtiging.

Een gelijkluidend verklaard afschrift van het proces-verbaal betreffende de eerste nederlegging van bekrachtigingen, van de in het voorgaand lid bedoelde kennisgevingen, alsmede van de daarbijgaande akten van bekrachtiging, wordt onmiddellijk, door de zorgen van de Belgische Regeering en langs diplomatieken weg, overhandigd aan de Staten, die dit verdrag onderteekend hebben of daartoe zijn toegetreden. In de in het voorgaand lid bedoelde gevallen deelt voornoemde Regeering terzelfder tijd mede op welken datum zij de kennisgeving ontvangen heeft.

Artikel 10

De Staten, die dit verdrag niet onderteekend hebben, kunnen daartoe toetreden, om het even of zij al dan niet ter internationale Conferentie van Brussel vertegenwoordigd zijn geweest.

De Staat, die wenscht toe te treden, geeft schriftelijk kennis van zijn voornemen aan de Belgische Regeering en zendt haar tevens de akte van toetreding, welke in het archief van voormelde Regeering wordt nedergelegd.

De Belgische Regeering zendt onmiddellijk aan al de Staten, die dit verdrag hebben onderteekend of daartoe zijn toegetreden, een gelijkluidend verklaard afschrift van de kennisgeving alsmede van de akte van toetreding, met opgave van den datum, waarop zij de kennisgeving heeft ontvangen.

Artikel 11

De Hooge verdragsluitende Partijen kunnen, op het oogenblik van de onderteekening, van de nederlegging van de bekrachtigingen of hare toetreding, verklaren dat hare aanvaarding van dit verdrag niet geldt, hetzij voor zekere, hetzij voor alle onder hare souvereiniteit of haar gezag staande autonome Dominions, koloniën, bezittingen, protectoraten of overzeesche gewesten. Dienvolgens kunnen zij later afzonderlijk toetreden namens de een of andere dezer autonome Dominions, koloniën, bezittingen, protectoraten of overzeesche gewesten, welke aldus bij hare oorspronkelijke verklaring werden uitgesloten. Zij kunnen ook, met inachtneming van die bepalingen, dit verdrag afzonderlijk opzeggen voor een of meer van de onder hare souvereiniteit of haar gezag staande autonome Dominions, koloniën, bezittingen, protectoraten of overzeesche gewesten.

Artikel 12

Ten aanzien van de Staten, die aan de eerste nederlegging van bekrachtigingen hebben deelgenomen, treedt dit verdrag in werking een jaar na de dagteekening van het proces-verbaal dezer nederlegging. Voor de Staten, die dit verdrag later bekrachtigen of daartoe toetreden, alsmede in de gevallen dat het van kracht worden later volgens artikel 11 geschiedt, treedt het in werking zes maanden nadat de bij artikel 9, 2e lid, en bij artikel 10, 2e lid, voorziene kennisgevingen door de Belgische Regeering zijn ontvangen.

Artikel 13

Ingeval een van de verdragsluitende Staten dit verdrag wenscht op te zeggen, wordt de opzegging schriftelijk ter kennis gebracht van de Belgische Regeering, die onmiddellijk een gelijkluidend verklaard afschrift van de kennisgeving aan al de andere Staten mededeelt, met opgave van den datum waarop zij die ontvangen heeft.

De opzegging wordt van kracht één jaar nadat de kennisgeving er van door de Belgische Regeering is ontvangen en geldt alleen voor den Staat die haar heeft ingezonden.

Artikel 14

Iedere verdragsluitende Staat heeft de bevoegdheid om de samenkomst van eene nieuwe conferentie uit te lokken teneinde na te gaan, welke verbeteringen in het verdrag zonden kunnen worden aangebracht.

De Staat, die van deze bevoegdheid wenscht gebruik te maken, zal zijn gehouden zijn voornemen een jaar van te voren kenbaar te maken aan de andere Staten door bemiddeling van de Belgische Regeering, die zich zal belasten met het bijeenroepen van de conferentie.

Gedaan te Brussel, in een enkel exemplaar, den 10den April 1926.